Espace membre
[swpm_login_form]

La synthèse hebdo du 18 mars

Publié le 18 mars 2019, par Matthieu Devillard

 

Imprimer la synthèse

 

–   Lundi 11 mars –

 

Le président algérien Bouteflika retire sa candidature officielle et reporte l’élection présidentielle au 28 avril.

Au-delà du mandat de trop d’un président diminué, les Algériens manifestent depuis le 22 février pour le changement complet du système politique de leur pays. En dépit de l’annonce présidentielle, la mobilisation demeure très forte dans la totalité du pays et les manifestations se poursuivent dans le calme. L’allongement du mandat présidentiel semble destiné à permettre à l’actuel président d’organiser sa sortie et au régime de rester maître de la transition.

 

L’état d’alerte est décrété au Vénézuela

Le pays est confronté à une panne d’électricité généralisée depuis jeudi dernier. Le président par intérim autoproclamé Juan Guaido obtient de l’Assemblée nationale ce vote symbolique en préliminaire de l’état d’urgence qu’il souhaite voir déclarer. Il entend ainsi mobiliser la coopération internationale mais n’a cependant la main ni sur l’armée, ni sur la police, ni sur le reste de la fonction publique sur la scène nationale. L’eau et la nourriture manquent, le courant rétabli reste fragile et la situation du pays est de plus en plus préoccupante.

 

Bernard Tapie comparaît face aux juges.

Accusé d’”escroquerie” et de “détournement de fonds publics”, l’homme d’affaires est convoqué dans le cadre de son litige avec le Crédit Lyonnais pour la vente d’Adidas en 1993. Le procès pénal de l’arbitrage rendu en 2008 s’ouvre devant le tribunal correctionnel de Paris. Sont en cause les 403 millions d’euros à rembourser par les époux Tapie, accordés à l’époque par l’arbitrage contesté.

 

 

–   Mardi 12 mars –

 

L’Union européenne élargit sa liste noire des paradis fiscaux.

A Bruxelles, les ministres européens des finances révisent la liste noire européenne des “juridictions fiscales non coopératives”, autrement dit des paradis fiscaux. S’y ajoute une liste noire contre le blanchiment qui doit être débattue le 14 mars. Enjeux diplomatiques et économiques jouent un rôle primordial dans l’élaboration délicate de ces listes, sujettes à des divergences relatives aux critères à prendre en compte et aux éventuelles sanctions à appliquer.

 

 

–   Mercredi 13 mars –

 

La privatisation du groupe Aéroports de Paris est discutée à l’Assemblée nationale.

Cette privatisation d’ADP (4,47 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018), groupe en situation de monopole contesté, se présente comme un arbitrage complexe hésitant entre cession et concession d’une durée limitée de 70 ans. Souhaitée par le ministre de l’économie et des finances Bruno Le Maire, elle entend financer l’innovation de rupture pour permettre à la France de rester dans la course des nouvelles technologies. Mais la loi Pacte autorisant une éventuelle cession doit être adoptée par le Sénat au préalable, lequel commence tout juste à examiner le projet de loi en commission. Le texte devrait être adopté au plus tôt en mai.

 

 

– Jeudi 14 mars –

 

Le Brexit est reporté au 30 juin.

Le Parlement britannique vote le report de la sortie de l’Union européenne (UE) pour le Royaume-Uni, la date butoir étant actuellement fixée au 29 mars. La décision appartient aux vingt-sept Etats de l’UE et exige leur accord unanime lors du Conseil Européen des 21 et 22 mars. Theresa May maintient la pression sur l’UE en cas d’absence d’accord sur son plan par les députés.

 

 

– Vendredi 15 mars –

 

Le grand débat national arrive à son terme.

Ouverte suite au mouvement des “gilets jaunes”, la phase de concertation des citoyens français aura duré deux mois. La participation a été massive. Des conférences citoyennes régionales et des débats au Parlement, destinés à montrer que les revendications émises  – amélioration du pouvoir d’achat, équité fiscale, désenclavement de la France rurale…- sont entendues, la prolongent et la synthétisent jusqu’au début du mois d’avril.

 

Un attentat contre deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, fait 49 morts.

Le ressortissant australien Brenton Harrison Tarrant, âgé de 28 ans, est soupçonné et inculpé pour meurtre et attentat islamophobe. Il s’autoproclame fasciste dans un manifeste de 74 pages intitulé “Le grand remplacement” ; il y explicite ses motivations terroristes et son radicalisme d’extrême-droite inspiré de l’historien français Renaud Camus. Il demeurera en détention jusqu’à une prochaine audience fixée au 5 avril.

 

– Samedi 16 mars 2019 –

 

14.000 manifestants, dont 10.000 à Paris, défilent pour l’acte XVIII des “gilets jaunes”.

Parmi les contestataires se trouvent environ 1500 personnes ultra-violentes selon les termes du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Les Champs-Elysées sont le théâtre d’un véritable chaos et déferlement de violence: enseignes vandalisées, kiosques à journaux et banque incendiés, boutiques pillées… On déplore de nombreux blessés et 200 personnes sont interpelées. Le gouvernement d’Emmanuel Macron est pointé du doigt, alors que la loi anti-casseurs n’est pas encore promulguée et que les forces de l’ordre sont épuisées après dix-huit week-ends d’affilée de manifestations.

 

La Marche du siècle déferle en France.

350.000 personnes (à Paris entre 36.000 selon les forces de l’ordre et 100.000 selon les organisateurs) manifestent en France pour le climat. Le mouvement tend à s’enraciner, amplifié par la grève scolaire et étudiante qui a rassemblé 168.000 jeunes en France et plus d’un million de personnes dans le monde pour le climat ce vendredi.

 

L’Assemblée nationale valide le projet de loi Pacte.

Cela fait plus de neuf mois que ce projet de loi de «croissance et transformation des entreprises», porté par le ministre de l’économie Bruno Le Maire, divise les partis politiques. Ce texte sur les entreprises comprend privatisations, simplification des seuils fiscaux et sociaux, ainsi que règles assouplies pour l’épargne retraite. Les députés sont à ce sujet majoritairement favorables à la privatisation d’ADP et de la Française des Jeux, alors que les sénateurs ont tendance à rejeter le projet qui sera ré-examiné à compter du 9 avril.

 

 

– Dimanche 17 mars 2019 –

 

Agnès Buzyn jette le trouble sur l’âge légal de départ à la retraite

La ministre des solidarités et de la santé Agnès Buzyn a-t-elle remis en cause l’âge légal de départ à la retraite, aujourd’hui fixé à 62 ans ? Lors du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI, elle envisage en effet « un allongement de la durée de travail ». Des propos formulés “à titre personnel”, précise-t-elle, alors que le haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye se montre prudent et que le gouvernement s’est engagé à ne pas reculer l’âge de la retraite. Les syndicats appellent aussitôt à une journée d’action mardi 19 mars.

 

 

INSCRIVEZ-VOUS AUJOURD’HUI

Abonnez-vous aux synthèses !

Inscription