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La synthèse hebdo du 3 juin 2019

Publié le 03 juin 2019, par Matthieu Devillard

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– Mardi 28 mai 2019  –

 

Les négociations pour désigner les hauts fonctionnaires européens ont commencé.

Après ces élections, les présidences de la Commission, du Conseil et du Parlement européen ainsi que le poste de haut représentant pour la diplomatie sont remis en jeu. Les négociations ont commencé lors du sommet bruxellois qui a réuni les 28 chefs d’Etat des pays membres de l’UE. Pour la présidence de la Commission européenne, quatre candidats se démarquent. Dans ce choix, le Président français et la chancelière allemande Angela Merkel ne sont pas d’accord et ne soutiennent pas la même personne. Un compromis doit être présenté d’ici trois semaines pour la succession de Jean-Claude Juncker. Angela Merkel explique souhaiter que lors du prochain conseil européen, les 21 et 22 juin, « les dirigeants de l’Union soient en mesure de faire une proposition de candidat pour la Commission [et] le Parlement. »

Pour approfondir et comprendre le rôle de la Commission européenne ainsi que son fonctionnement, découvrez notre Focus consacré à ce sujet : Faut-il changer d’Europe?

 

La banque centrale du Venezuela reconnaît la situation économique préoccupante du pays.

En 2018, l’inflation, autrement dit la hausse des prix sur les marchés entraînant une baisse de pouvoir d’achat, a été de 130 060 %. La banque centrale du pays (BCV), qui n’avait pas publié de chiffre macroéconomique depuis 3 ans, confirme la situation de crise importante dans laquelle le Venezuela se trouve. L’inflation n’a cessé d’augmenter considérablement entre 2016 et 2018 (274 % en 2016, 863 % en 2017 et 130 060 % en 2018). Le Fonds monétaire international note cependant que les chiffres publiés par le BCV sont très éloignés de ses estimations qui placent l’inflation à plus de 1 370 000% pour 2018. Le FMI prévoit pour 2019 une inflation supérieure à 10 000 000 %. Cette grave crise économique a poussé plus de trois millions de personnes à émigrer depuis 2015, selon l’Organisation des Nations unies (ONU). La situation politique complexe engendrée par les luttes de pouvoir entre le président socialiste, Nicolàs Maduro, et son opposant Juan Guaido entretient la crise.

 

 

– Mercredi 29 mai 2019 –

 

Les géants de l’audiovisuel Netflix, Disney et Warner menacent de quitter la Géorgie si l’accès à l’avortement y est restreint.

Grâce à une fiscalité avantageuse, l’état de Géorgie est un lieu de tournage privilégié. Cette industrie est responsable de 92.000 emplois et a un impact économique estimé à 9 milliards de dollars. De nombreuses stars et petits producteurs indépendants avaient déjà appelé l’industrie à boycotter la Géorgie pour protester contre ces restrictions imposées à l’IVG. Comme d’autres États américains, l’état de Géorgie vient en effet d’adopter une loi interdisant les avortements dès que les battements du cœur du fœtus sont perceptibles (après la sixième semaine de grossesse). La loi géorgienne doit entrer en vigueur en 2020, sauf invalidation par la justice.

 

 

– Vendredi 31 mai 2019 –

 

Malgré l’appel à la grève de la surveillance du premier jour du baccalauréat, le ministre de l’Education nationale affirme le bon déroulement des épreuves.

Depuis près d’un mois, les syndicats protestent contre la réforme du baccalauréat prévue en 2021, qui réduit notamment le nombre d’épreuves finales de l’examen au profit du contrôle continu et qui s’accompagne de modifications dans l’enseignement au lycée. Jeudi dernier, Frédérique Rolet, la secrétaire générale du SNES-FSU, premier syndicat du secondaire, a appelé à une grève de la surveillance de la première épreuve et des épreuves écrites de français pour les élèves de première, qui auront lieu le 17 juin. Face à cette menace, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation, affirme organiser « le bac de façon normale » et explique son « devoir d’assurer le fait que ça se passera bien. »

 

 

– Dimanche 2 juin 2019 –

 

En Allemagne, Andrea Nahles, présidente du Parti social-démocrate, démissionne.

Cette démission survient après de mauvais résultats aux élections européennes et menace la grande coalition actuellement au pouvoir. Lors de ces élections, la CDU-CSU est parvenue en tête du scrutin malgré une baisse importante (− 6,4 points) par rapport à 2014. Les sociaux-démocrates ont pour leur part subi une défaite importante. Avec 15,8 % des voix, son plus mauvais score depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le SPD a reculé de 11,5 points par rapport aux européennes de 2014, passant pour la première fois derrière les Verts . Surprenant, ce retournement de situation n’a pas été anticipé. Andrea Nahles avait annoncé mercredi dernier qu’elle remettrait en jeu son mandat de présidente du groupe SPD au Bundestag. Cependant, sa réélection à la tête du parti était presque assurée. Malgré cette crise politique, la chancelière allemande Angela Merkel veut continuer à gouverner avec le SPD, pilier de la coalition avec son propre parti l’Union chrétienne-démocrate (CDU).

 

Laurent Wauquiez, chef du parti Les Républicains, démissionne.

Depuis l’échec de la droite aux élections européennes (8,48%), de nombreux élus avaient appelé à un changement de direction. Une semaine après, Laurent Wauquiez annonce son départ au 20h de TF1. Les membres de son parti le considèrent comme étant incapable de fédérer et de rassembler la droite après cette déroute. Ce départ précipité fragilise encore un peu plus Les Républicains. La République en marche tente de convaincre les membres de la droite modérée, tandis que la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a lancé un appel en direction des cadres et des électeurs LR pour un rapprochement avec son parti. C’est le premier vice-président, Jean Leonetti, qui assure l’intérim en attendant les élections qui doivent avoir lieu dans les deux prochains mois.

 

Marion Maréchal interrogée sur LCI.

Peu de temps avant la démission de Laurent Wauquiez, l’ancienne député FN (aujourd’hui RN) appelle à une « grande coalition » entre la « droite populaire » issue des Républicains (LR) et le Rassemblement national. Elle estime que le RN est incapable de « capter à lui seul l’ensemble des électeurs». Ce compromis est selon elle le seul moyen de « contrer le grand projet progressiste qu’est en train de mettre en place Emmanuel Macron ». Cependant, elle ne confirme pas son retour en politique mais affirme se placer en observateur des futures initiatives avant d’aider là où elle sera utile.

 

 

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