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La synthèse hebdo du 16 septembre

Publié le 16 septembre 2019, par Matthieu Devillard

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– LUNDI 09 SEPTEMBRE  –

 

Agnès Buzyn annonce 750 millions d’euros pour l’hôpital

En plus de cette somme, et afin de mettre un terme à six mois de grève, la ministre de la Santé ajoute 12 propositions devant les syndicats réunis à son ministère, notamment la mise en place d’une plateforme universelle qui orientera les patients vers l’hôpital ou la médecine de ville, qui aura désormais la possibilité de réaliser certains examens.

 

Boris Johnson suspend le Parlement britannique

C’est une journée dense autour du Brexit. L’opposition vote une loi excluant la possibilité d’une sortie de l’Union Européenne sans accord au 31 octobre. Le président emblématique de la Chambre des Communes John Bercow, conservateur comme Johnson mais qui s’était opposé fermement à ce dernier sur le Brexit, annonce les larmes aux yeux qu’il démissionnera à la même date après 10 ans à ce poste. Enfin, dans un dernier vote avant sa suspension, le Parlement rejette l’appel du gouvernement à des élections législatives anticipées. C’est le sixième revers en une semaine pour Boris Johnson, qui garde pour objectif de sortir au 31 octobre.

 

 

– MARDI 10 SEPTEMBRE  –

 

Ursula Von der Leyen répartit les portefeuilles entre les commissaires européens

La nouvelle présidente allemande de la Commission appelle de ses voeux une commission “équilibrée, agile et moderne”. Le Néerlandais Frans Timmermans, nommé pour le climat, conserve son rang de numéro 2 de la Commission. La nomination des autres vice-présidents a globalement fait la part belle aux pays de l’est. Le dossier chaud de l’immigration revient au Grec Margaritis Schinas, en tant que commissaire en charge de la Protection de notre mode vie européen. L’Italien Paolo Gentiloni hérite pour sa part de l’évaluation des budgets nationaux. C’est enfin un Irlandais, Phil Hogan, qui reçoit la charge du Commerce et donc de la négociation de l’accord du Brexit. Pour la France, Sylvie Goulard reçoit un post clé, celui du Marché intérieur. Expérimentée et reconnue, elle est cependant fragilisée par plusieurs enquêtes. Le jour-même de sa nomination à la Commission, elle est entendue en audition libre par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières. L’affaire des emplois fictifs de son parti, le Modem, l’avait déjà obligée à démissionner moins d’un mois après sa nomination par Emmanuel Macron au poste de ministre des Armées.

 

Trump limoge son conseiller à la sécurité nationale

Partisan des frappes préventives, opposé à la négociation avec les talibans – Trump semblait cependant avoir suivi son avis dimanche en annulant au dernier moment une réunion secrète prévue avec ces derniers – et fervent défenseur de l’intervention en Irak en 2003, John Bolton est réputé pour sa radicalité. Le président américain annonce en deux tweets l’avoir informé qu’il n’a plus besoin de ses services à la Maison Blanche, le remerciant mais évoquant un profond désaccord avec beaucoup de ses suggestions. Bolton prétend pour sa part avoir présenté lui-même sa démission la veille et s’être vu répondre par le Président : “Parlons-en demain”.

 

 

– JEUDI 12 SEPTEMBRE

 

Le Premier ministre annonce le calendrier de la réforme des retraites

Le Premier ministre annonce devant le Conseil économique social et environnemental (Cese) un système de retraite universel par points qui marquera la fin des 42 régimes spéciaux. Il assure vouloir prendre le temps de discuter avec les organisations syndicales et professionnelles et d’organiser une concertation des français qui reprendra l’esprit du grand débat. Le gouvernement se dit décidé à mettre en œuvre cette réforme de manière progressive plutôt que brutale, à l’horizon 2025 avec une pleine application en 2040. Plusieurs mouvements sociaux sont annoncés, notamment la grève de la RATP qui touchera la quasi-totalité des lignes de métro vendredi 13.

 

 

– VENDREDI 13 SEPTEMBRE –

 

Patrick Balkany est condamné à la prison ferme

Patrick Balkany écope finalement de quatre ans de prison ferme et dix d’inéligibilité pour fraude fiscale. Un mandat de dépôt l’oblige à purger sa peine immédiatement avant même de pouvoir interjeter appel ou se pourvoir en cassation. Son avocat Maître Dupond-Moretti considère que la justice a voulu se “payer” Balkany. Son épouse Isabelle Balkany, quant à elle, prend également dix ans d’inéligibilité et trois ans de prison ferme, sans cependant d’incarcération immédiate en raison de son état de santé.

 

 

– SAMEDI 14 SEPTEMBRE –

Le projet de loi bioéthique est adopté en commission

Lors des discussions qui ont précédé, l’ouverture de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aux femmes seules a connu quelques réticences au sein même de la majorité, tandis que l’ouverture aux couples lesbiens n’est redoutée que par l’opposition. La nécessité d’une évaluation psychologique pour accéder à la PMA a été supprimée par amendement. Les propositions d’amendements pour ajouter au texte la PMA post-mortem – utilisant les gamètes ou embryons d’un conjoint décédé – ont également été rejetée de justesse. L’autoconservation des ovocytes par des établissements de santé publics ou privés a été autorisée par un amendement contre l’avis du gouvernement, suscitant les craintes de l’opposition quant à l’avènement d’un marché de la procréation. Pour les couples lesbiens, la reconnaissance des deux femmes comme mères, mesure qualifiée de révolutionnaire par la ministre de la Justice Nicole Belloubet, fonderait désormais la filiation sur la volonté plutôt que sur l’accouchement. L’opposition a exprimé des craintes d’ouverture à un prochain texte permettant la Gestation Pour Autrui (GPA) – le gouvernement ayant annoncé mardi la publication prochaine d’une circulaire pour reconnaître la filiation des enfants nés d’une GPA à l’étranger.

 

Le Rassemblement National fait sa rentrée à Fréjus

Si les municipales de 2020 sont en ligne de mire, les échéances électorales sont affichées par Marine le Pen comme des étapes vers l’objectif de la prochaine présidentielle. Dans son discours, la présidente du parti se présente comme la solution aux revendications de démocratie et de justice sociale et fiscale exprimées par les Gilets jaunes. Elle défend notamment le localisme et la “démétropolisation”, à travers le redéploiement économique et la relocalisation d’activités vers les zones rurales désertées.

 

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