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La synthèse hebdo du 19 novembre

Publié le 19 novembre 2018, par Matthieu Devillard

AU PROGRAMME CETTE SEMAINE

 

– 1 –

Gilets jaunes : à quoi est due l’augmentation du prix du carburant ?

 

  

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– SAMEDI 17 NOVEMBRE –

LES GILETS JAUNES SE MOBILISENT EN FORCE CONTRE LE GOUVERNEMENT

 

Les faits

Comment se sont passés les différents rassemblements des gilets jaunes ?

Selon le Ministère de l’Intérieur, 244 000 personnes se sont rassemblées samedi revêtues de gilets jaunes. En tout, près de 2000 rassemblements ont eu lieu partout en France. La mobilisation est considérée par les observateurs comme suffisamment importante pour exercer une certaine pression sur le gouvernement sans être le raz-de-marée que certains craignaient ou espéraient. La journée a donc été marquée par de nombreux blocages et à Paris certains ont pu s’approcher de l’Elysée. Plusieurs incidents avec la police ont été constatés. En fin de journée, le bilan faisait état d’un peu plus de 200 blessés dont 7 graves et 1 mort. En Savoie, une femme s’est en effet retrouvée bloquée par un barrage – non déclaré en préfecture – alors qu’elle emmenait sa fille chez le médecin. Prise de panique quand des manifestants ont commencé à taper sur sa voiture, elle s’est alors mise à accélérer, fauchant mortellement une manifestante. Elle a été placée en garde à vue. En début de soirée, de nombreux points étaient encore bloqués et les incidents se sont poursuivis dans la nuit.

Pourquoi manifestaient-ils ?

Les manifestants entendaient protester contre le prix du carburant – une pétition sur le sujet avait par ailleurs obtenu 900 000 signatures – mais plus largement contre le matraquage fiscal que pratiquerait selon eux le gouvernement. Dans le cadre de la loi de finances 2019, le gouvernement a promis que les impôts diminueront de 6 milliards pour les ménages. Cette estimation est toutefois jugée surévaluée par l’opposition. Après une baisse de 0,5% au premier trimestre de 2018, le pouvoir d’achat avait pour sa part rebondi avec une hausse de 0,7% au deuxième trimestre et 0,5% au troisième. Il augmenterait même de 1,7% au dernier trimestre selon les plus récentes estimations. Certains dénoncent cependant des chiffres tronqués car obtenus par une politique augmentant essentiellement le pouvoir d’achat des plus riches.

Qu’a répondu Emmanuel Macron lors de son interview au 20h de TF1 ?

Le Président de la République a donné une interview en direct du porte-avion Charles de Gaulle pour le 20h de TF1 mercredi soir. Tout en insistant sur l’importance des impôts pour financer le bon fonctionnement du système français et sa transformation – dont le Président affirme faire une priorité –, il a tenu à rappeler que les revenus des salariés étaient déjà en augmentation grâce à une baisse des cotisations sociales. Sur le prix de carburant, il a précisé que les ¾ de la hausse étaient dus à l’augmentation du cours mondial contre laquelle il se bat, cours qui a d’ailleurs commencé à diminuer et devrait prochainement selon lui se répercuter à la pompe. Il a en revanche réaffirmé sa volonté de taxer les énergies fossiles pour financer les investissements dans les énergies renouvelables. Concernant les gilets jaunes, Emmanuel Macron a dit entendre la colère et vouloir défendre le droit de pouvoir l’exprimer. Mais il a mis en garde contre les tentatives de récupération par certains partis politiques, contre une colère et des manipulations qui chercheraient à empêcher tout projet pour le pays et contre les atteintes des blocages au droit de se déplacer librement.

Quelles mesures a annoncées Edouard Philippe pour tenter de calmer la colère ?

Le matin, le Premier Ministre Edouard Philippe avait annoncé plusieurs mesures pour tenter d’apaiser la colère des gilets jaunes. Il a notamment promis une augmentation de la prime à la conversion – versée pour le remplacement d’un vieux véhicule thermique par un véhicule électrique ou peu polluant, neuf ou d’occasion – de 2000 à 4000 € pour les 20% de Français les plus modestes. Le bonus écologique de 6000 euros, versé pour l’achat d’une voiture électrique neuve, sera par ailleurs élargi aux voitures hybrides rechargeables. Les indemnités kilométriques, soit le remboursement partiel du carburant pour les salariés qui se rendent au travail en voiture ou en deux-roues, seront également élargies aux personnes faisant plus de 60-70 kilomètres par jour, notamment pour les petites cylindrées les moins polluantes. Le chèque carburant, une subvention mensuelle versée aux salariés qui habitent loin de leur lieu de travail, ne sera finalement pas créé au niveau national. En revanche, il sera défiscalisé de l’impôt sur le revenu lorsqu’il sera versé par des collectivités.

 

 

Focus sur : LE PRIX DE L’ESSENCE

La situation est-elle si catastrophique ?

Le prix du carburant a-t-il vraiment augmenté ?

En un an, le prix du gazole a progressé d’environ 23 % et celui de l’essence de 15 %. Cela représente une hausse non négligeable pour les automobilistes et qui pourrait ne pas s’arrêter là. Selon l’Insee, le budget moyen qu’un foyer alloue au carburant pourrait passer entre 2018 et 2022 de 1700€ à plus de 2000€ par an. Cette hausse pèse notamment sur les français en milieu rural qui n’ont pas accès aux transports en commun et sont contraints d’utiliser leurs véhicules. Beaucoup de petites entreprises ayant besoin d’utiliser une flotte de véhicules ont également exprimé la difficulté que représente pour eux cette augmentation.

Le prix du carburant atteint-il des records ?

Avec une moyenne de 1,56€ le litre en septembre nous ne sommes pas encore au niveau atteint en 2012. L’augmentation de la demande de produits pétroliers par la Chine et l’Inde et les printemps arabes avaient alors amené le prix de l’essence au-delà de 1,60€, dépassant même le montant symbolique de 2€ dans certaines stations. Nous ne sommes pas encore à ce niveau cette année. Lors du choc pétrolier de 1973, l’augmentation des prix du pétrole décidée par les pays de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) avait porté le prix de l’essence à 1,69 Fr, soit l’équivalent de 0,25€ seulement. Mais en prenant en compte l’inflation, cela correspondrait en réalité à 1,49€. Nous avons donc dépassé ce montant, mais ce constat est à nuancer par l’augmentation des salaires durant ces 50 dernières années. Ainsi, une heure payée au Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC) permettait d’acheter deux fois moins d’essence en 1973 qu’en 2018.

 

Pourquoi le prix du carburant augmente-t-il ?

Est-ce dû à l’augmentation du prix du pétrole ?

Comme tout produit, le prix du pétrole varie selon la loi de l’offre et de la demande. Or, pour commencer, la demande de pétrole est en hausse, ce qui a pour effet d’augmenter les prix du baril. Mais c’est surtout la réduction de l’offre qui est en cause dans cette hausse des prix. Après avoir atteint plus de 120 $ en 2012, le prix du baril de Brent est descendu à moins de 30 $ en 2016. Pour lutter contre cette baisse, l’Arabie Saoudite et la Russie ont alors décidé de réduire leur production. Par ailleurs, le Venezuela est plongé dans une crise politique, sociale et économique majeure qui a eu pour effet de réduire de 45% sa production de pétrole. Enfin, à l’annonce des sanctions américaines à son encontre (voir la synthèse du 21 mai 2018), l’Iran a pour sa part décidé d’anticiper depuis avril la baisse annoncée de ses exportations en réduisant peu à peu sa production. L’offre a donc été réduite par tous ces évènements, augmentant le prix du baril jusqu’à 85 $ début octobre.

Trump étant confronté comme en France au risque d’impact du prix de l’essence sur le pouvoir d’achat des américains, il a menacé les pays exportateurs de pétrole de sanctions s’ils n’augmentaient pas leur production et a fait à l’inverse une exception à ses sanctions contre l’Iran en permettant à la Chine et à l’Inde, gros consommateurs de pétrole, de commercer avec ce dernier – libérant ainsi l’offre. Cela a eu pour effet d’abaisser de nouveau le cours du pétrole à 65%, ce à quoi Emmanuel Macron faisait référence quand il parlait d’une baisse qui devrait prochainement se répercuter à la pompe. Mais l’avenir semble cependant encore très incertain. En effet, l’Arabie Saoudite, qui n’a pas apprécié l’assouplissement des sanctions envers son ennemi iranien par les Etats-Unis, a décidé de réduire de nouveau sa production. Elle cherchera à convaincre l’OPEP de faire de même lors de sa prochaine réunion début décembre. La Russie a elle aussi réduit sa production.

Dernier élément du problème, le pétrole est acheté la plupart du temps en dollars. Ceci est important car si la valeur de l’euro baisse par rapport au dollar, le prix du pétrole augmente pour les européens. En 2017, la valeur de l’euro par rapport au dollar a beaucoup augmenté (1 € valait 1,05 $ en début d’année et 1,20 $ à la fin). Or, cela change tout. Car si l’euro vaut 1,05 $, alors un baril à 65 $ vaudra 62 € ; et si l’euro vaut 1,20 $, un baril à 65 $ vaudra 54 €, soit une différence de 8 €. Or, en 2018, l’euro par rapport au dollars est passé de 1,20 $ à 1,14 $ actuellement, ce qui a pour effet, selon cette logique, d’augmenter le prix du pétrole en euros.

Est-ce la faute des taxes imposées par le gouvernement ?

Le pétrole brut ne représente en réalité qu’un peu plus d’un quart du prix du carburant. Si on y ajoute le coût du raffinage et de la distribution, on atteint environ 40%. Cela signifie que 60% du prix du carburant sont dus aux taxes décidées par le gouvernement. Il en existe deux types. La première est la Taxe Intérieure sur la Consommation de Produits Energétiques (TICPE) dont 20% sont directement alloués spécifiquement à la transition écologique et 80% au budget de l’Etat. La seconde est la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), qui s’applique sur le prix du pétrole mais aussi sur la TICPE. C’est pourquoi certains dénoncent un impôt sur l’impôt.

Comme François Hollande avant lui, Emmanuel Macron prévoit une augmentation annuelle des taxes pour lutter contre la pollution des véhicules thermiques. Cette augmentation s’étale de 2018 à 2022 et intervient tous les 1er janvier. Ainsi, l’augmentation récente du prix du pétrole n’est pas imputable aux impôts. Cependant, au 1er janvier 2019, la hausse des taxes devrait augmenter le prix du litre de gazole de 6,5 centimes et celui du litre d’essence de 2,9 centimes. L’augmentation touche plus fortement le gazole car le gouvernement estime qu’il n’est pas normal que ce dernier soit moins taxé que l’essence alors qu’il n’est pas moins polluant. En effet, en octobre, le prix du gazole était composé de 57% de taxes contre 61% pour le Sans plomb 95.

 

La voiture électrique est-elle vraiment écologique ?

Quel type de véhicule contribue le plus au réchauffement climatique ?

Ce qui est en jeu pour le réchauffement climatique par les véhicules, c’est le rejet de Dioxyde de carbone (CO2), qui est un gaz à effet de serre et contribue donc au réchauffement de la planète. Or, en France, le transport routier représente 22% des émissions de gaz à effet de serre – 16% pour les voitures de particuliers et 6% pour les poids lourds. Le gazole consomme cependant moins de CO2 que l’essence, c’est pourquoi il a longtemps été encouragé. Les véhicules électriques ne dégagent en revanche aucun CO2. Mais pour estimer l’impact écologique d’un véhicule, il s’agit d’observer tout son cycle de vie, et notamment sa production. Selon une étude commandée par l’ONG Transport&Environment (T&E) à l’Université de Bruxelles, les émissions en CO2 d’un véhicule thermique sont liées à 76% à l’utilisation du véhicule, c’est-à-dire au fait de brûler de l’essence ou du gazole. Le reste est dû à la fabrication du véhicule – 11% – et à la production du carburant – 13 %. Or, si un véhicule électrique n’émet aucun CO2 à l’usage, il en émet malgré tout lors de sa fabrication – 38% – et surtout pour la production de l’électricité qui va lui permettre de fonctionner – 62%. Côté fabrication, la production d’une batterie nécessite en effet une émission importante de CO2. Selon l’Agence De l’Environnement et de  la Maîtrise de l’Energie (Ademe), il faudrait parcourir 50 000 à 100 000 kilomètres – soit une vingtaine de kilomètres tous les jours pendant 10 ans – pour atteindre un bilan en CO2 plus faible qu’une voiture thermique.

Pour la production de l’électricité, le bilan en CO2 dépend de la manière de produire l’électricité. Le charbon, majoritairement utilisé par la Pologne par exemple, est le plus gros émetteur de CO2 et ne serait pas avantageux par rapport au thermique. Mais en France, l’énergie électrique provient essentiellement du nucléaire qui émet en effet beaucoup moins de CO2 que le charbon. Dans ces conditions, l’électrique en France émettrait 72% de CO2 de moins que le gazole par exemple. Mais selon ses opposants, les centrales nucléaires présentent cependant d’autres risques : accident nucléaire – risques intérieurs (accident interne) ou extérieurs (guerre, terrorisme) –, le coût économique de la gestion des déchets radioactifs et du démantèlement nucléaire et les enjeux environnementaux et géopolitiques de l’extraction d’uranium nécessaire à la réaction nucléaire. Le gouvernement dit travailler par ailleurs à un plan de sortie du nucléaire au profit des énergies renouvelables.

Quel type de véhicule est le plus nocif pour la qualité de l’air ?

Si le gazole émet moins de CO2 que l’essence, il dégage en revanche davantage de particules et d’oxydes d’azote (N0x), qui s’avèrent être dangereux pour la santé. Cette question présente donc un enjeu de santé publique, notamment dans les grandes villes. Or, le moteur de la voiture électrique ne dégage ni particule, ni Nox, ce qui permettrait d’assurer une meilleure qualité de l’air dans les grandes villes. Selon une étude de Cambridge Econometrics, les émissions de Nox pourraient être réduites de 72 % et celles de particules fines de 92 % grâce au passage à l’électrique. La voiture électrique n’est cependant pas totalement propre pour autant puisqu’elle ne réduit pas les microparticules produites par la simple abrasion des freins, des pneus et de la chaussée. La quantité de particules dégagées par ces frottements dépend de la taille et du poids du véhicule ainsi que de la manière de conduire. En Ile de France, l’abrasion serait tout-de-même responsable de 41% des particules fines en suspension émises par le trafic routier parisien.

 

Les définitions

Baril : unité de mesure essentiellement utilisée aujourd’hui pour le pétrole brut et ses dérivés et correspondant à environ 160 litres.

Brent : nom d’un gisement pétrolier de la Mer du Nord qui désigne par extension un mélange de plusieurs pétroles bruts de Mer du Nord servant de brut de référence, soit de référence dans la fixation des prix, pour 60% du pétrole produit dans le monde.

Collectivité locale (ou territoriale) : structure administrative distincte de l’administration de l’État, qui doit prendre en charge les intérêts de la population d’un territoire précis (communes, départements, régions, etc.)

Cylindrée : volume total des cylindres – les tubes dans lesquels se déplacent les pistons d’un moteur – d’un moteur exprimé en centimètre cube ou litre. Plus le volume est important, plus le véhicule sera puissant (et polluant).

Effet de serre : phénomène naturel qui permet aux planètes de retenir la chaleur solaire dans l’atmosphère et de maintenir une température acceptable pour entretenir la vie – y compris dans la moitié non éclairée par le soleil. Par abus de langage, le terme désigne désormais communément l’augmentation de l’effet de serre sur la Terre, dû une plus grande concentration de gaz dits « à effet de serre » (H20, CO2, etc.) qui provoque le réchauffement climatique.

Energie fossile : énergie issue de la décomposition d’éléments vivants, notamment de plantes, il y a plusieurs millions d’années (pétrole, gaz naturel, charbon).

Energie renouvelable (ou énergie propre ou énergie verte) : énergie issue de sources que la nature renouvelle en permanence et de manière suffisamment rapide pour être considéré comme inépuisable à l’échelle humaine. Leur exploitation engendre très peu de déchets et d’émissions polluantes mais leur pouvoir énergétique est beaucoup plus faible que celui des énergies non renouvelables.

Essence : carburant composé d’hydrocarbures – des composés organiques contenant du carbone et de l’hydrogène – légers. Elle alimente les moteurs dits « essence », par opposition aux moteurs Diesel. Dans un tel moteur, le carburant est mélangé à l’air dans des cylindres, compressé par des pistons puis enflammé par des bougies d’allumage, laissant se dégager les gaz brûlés vers la soupape d’échappement.

Inflation : augmentation généralisée des prix des biens et des services entraînant une baisse du pouvoir d’achat.

Gazole (ou diesel) : carburant composé d’hydrocarbures – des composés organiques contenant du carbone et de l’hydrogène – lourds. Il alimente les moteurs Diesel, par opposition aux moteurs essence. Dans un tel moteur, l’air entre dans des cylindres où il est compressé par des pistons puis le carburant est injecté dans l’air comprimé entraînant sa combustion, repoussant les pistons et laissant se dégager les gaz brûlés vers la soupape d’échappement.

Loi de finances : loi votée chaque année par laquelle le Parlement vote le budget de l’Etat, autorisant ainsi ce dernier à percevoir l’impôt et engager des dépenses publiques pendant l’année qui suit.

Loi de l’offre et de la demande : principe selon lequel les prix montent ou baissent en fonction de la quantité vendue (l’offre) et demandée (la demande) d’un produit. Si le prix baisse, la demande va augmenter et l’offre diminuer – et inversement quand le prix augmente. De même, si la demande augmente ou l’offre diminue, le prix va baisser – et inversement quand la demande diminue ou l’offre augmente. Le prix est donc le fruit de l’équilibre entre l’offre et la demande.

Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) : organisation intergouvernementale fondée à l’issue de la conférence de Bagdad en 1960 par l’Arabie saoudite, le Koweït, l’Irak, l’Iran et le Venezuela, réunissant aujourd’hui 15 pays producteurs de pétrole (7 en Afrique, 6 au Moyen-Orient et 2 en Amérique du Sud) et représentant plus de 40% de la production mondiale de pétrole. Son objectif est d’orienter à la hausse le cours du pétrole et de maîtriser son cycle de production.

Pouvoir d’achat : quantité de biens et de services que l’on peut acheter avec une unité de salaire.

Printemps arabes : ensemble de contestations populaires qui se sont levées dans de nombreux pays arabes entre 2010 et 2012.

Raffinage : procédé industriel qui permet de transformer le pétrole brut en différents produits finis tels que l’essence ou le gazole.

Réaction nucléaire : phénomène de transformation de noyaux atomiques (nucléons) sous l’action de particules (neutrons, protons, etc.). Il existe deux types de réactions nucléaires : la fission et la fusion. La fission est utilisée pour la bombe atomique, dite « bombe A » : un bombardement de neutrons entraîne l’éclatement des noyaux d’uranium en deux noyaux plus légers et quelques particules élémentaires – c’est la fission – et dégage par la même occasion de la chaleur – c’est-à-dire de l’énergie. 1 gramme d’uranium 235 dégage autant d’énergie que la combustion de plusieurs tonnes de charbon. Le deuxième type de bombe nucléaire existant est la bombe à hydrogène, ou « bombe H », qui utilise la réaction par fusion. La fusion nucléaire consiste à l’inverse à unir deux ou plusieurs noyaux atomiques légers. La fusion a besoin d’une grande quantité de chaleur (entre 100 et 200 millions de degrés) pour vaincre les intenses forces répulsives des noyaux – l’énergie des étoiles, et donc du soleil, provient ainsi de ce phénomène de fusion. Paradoxalement, pour créer une bombe H, la fission permet d’atteindre ces températures nécessaire à la fusion. L’énergie alors libérée par la fusion est 10 fois supérieure à celle libérée par fission. La fusion présente l’avantage de créer, à partir de faibles quantités de matière première, de très importantes quantité d’énergie sans émettre de gaz à effet de serre. Mais la nécessité d’atteindre des températures gigantesques présente un danger tout aussi important en cas de contrôle défectueux du processus.

 Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC) : salaire horaire minimum légal que le salarié doit percevoir qui a remplacé le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) en vigueur de 1950 à 1970.

Taxe Intérieure sur la Consommation de Produits Energétiques (TICPE) : principale taxe sur les produits énergétiques, notamment d’origine pétrolière, anciennement appelée Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers (TIPP), qui englobe depuis 2014 la contribution climat-énergie – ou taxe carbone – proportionnelle au contenu carbone du produit.

Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) : impôt indirect – impôt collecté par une autre personne que celle qui le récupère, ici par les commerçant pour l’Etat – sur la consommation.

Véhicule thermique : véhicule qui produit son énergie en brûlant du carburant à très haute température (thermique : relatif à la chaleur).

Voiture hybride : voiture disposant de deux moteurs de natures différentes, généralement essence et électrique. Le moteur électrique intervient alors lors des phases de démarrage, à basse vitesse ou en soutien du moteur essence en cas de forte pente ou de forte accélération. Il se recharge grâce à l’énergie créée lors des phases de freinage ou bien, pour les modèles hybrides rechargeables en se branchant sur une borne dédiée.

 

 

 

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